jeudi 1 avril 2010

Côte d'Azur: l'hôtellerie de luxe veut oublier 2009 et croire en l'embellie


Chambres soldées, personnel saisonnier en baisse, recherche de nouvelles clientèles, notamment française: les hôtels de luxe de la Côte d'Azur ont fait le dos rond en 2009, mais espèrent que l'embellie du début de l'année va se confirmer

"Dans le secteur du luxe, les atouts de la Côte d'Azur demeurent, mais c'est moins facile. On est obligé de se battre", affirme Dominique Charpentier, directeur général du Comité régional du tourisme (CRT) Riviera-Côte d'Azur, venu défendre mardi et mercredi les couleurs de la région au salon du tourisme Rendez-vous-en-France, qui se déroulait cette année à Nice.
L'important parc hôtelier haut de gamme de la côte a peiné à se remplir en 2009: le taux d'occupation des quatre et cinq étoiles y a atteint 53,9% en 2009, contre 61,1% en 2008, selon les statistiques du CRT (la moyenne en France étant de 61% en 2009 selon le ministère du Tourisme).
La crise, mais aussi la faiblesse du dollar et de la livre, la concurrence de nouvelles destinations, et la comparaison systématique des prix sur Internet ont contribué à raréfier la clientèle et à tirer les prix vers le bas. Le tourisme d'affaires, spécialité de villes comme Cannes, a été particulièrement affecté.
"En moyenne saison, le tarif pour une chambre affichée à 350 euros est descendu à 200-220 euros hors taxe", témoigne Vanessa Melis, présente au salon pour promouvoir le Mas de Pierre, un cinq étoiles à Saint-Paul-de-Vence.
A l'Exedra Nice, comme au Royal Riviera de Saint-Jean-Cap-Ferrat (cinq étoiles), les prix d'appel sont descendus jusqu'à 160 euros HT.

"Le nom +Côte d'Azur+ fonctionne toujours, mais l'argument décisif c'est le prix. Les entreprises veulent le mieux qui coûtent le moins possible", souligne Elisabetta Savio, responsable à Cannes d'une agence s'occupant d'organiser des séminaires pour des sociétés.
Du coup, "la Côte d'Azur a dû se repositionner. Là où avant c'était 400-450 euros la chambre, cette année c'est 250 euros", confirme Sophie Valette, directrice marketing et vente du Royal Riviera.
A cet effort sur les prix, s'est ajoutée une plus grande maîtrise des coûts -la plupart des hôtels ont réduit leurs effectifs de saisonniers, ou choisi de les embaucher plus tard-, mais aussi un effort pour conquérir de nouveaux marchés: clientèles de loisir plus que business, et de proximité plus que longue distance.
"La majorité des hôtels de luxe n'hésitent plus à faire des promotions sur les sites internet de voyagistes. Cela permet de toucher une clientèle française qui supprime l'avion pour se faire plaisir dans un hôtel de luxe", assure Sophie Valette.
Après cette annus horribilis, le début de l'année 2010 semble se placer sous de meilleurs auspices, notamment pour le tourisme d'affaires. "Ca redémarre", indique Vanessa Melis. "Le premier trimestre est beaucoup mieux que l'an dernier", se félicite aussi Koji Ito, responsable des ventes au Fairmont de Monte-Carlo.
L'heure est cependant à la prudence d'autant que les trois premiers mois "sont de petits mois sur l'année". "La saison d'été sera décisive", souligne Koji Ito.

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